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planche du mois : les rapaces, chasseurs de prime, de robert rigot

en mai 2015 au musée de la bande dessinée

Chaque mois, le musée de la bande dessinée met à l’honneur une planche tirée de sa prestigieuse collection, l’occasion pour le visiteur de (re)découvrir une œuvre emblématique de l’histoire du 9ème art ou au contraire injustement méconnue. Ce mois-ci c’est une planche due au dessinateur Robert Rigot qui est ainsi proposée aux visiteurs du musée.

Né en 1908 et décédé en 1998, Robert Rigot est l’un des piliers de la presse catholique pour enfants, pour laquelle il a produit pléthore de séries et d’illustrations.
Graphiste aux talents variés (il travaille d’abord pour la presse, la publicité, peint des affiches de films pour la Gaumont…), il aborde la bande de dessinée en 1938 et trouve d’emblée de nombreuses opportunités de publication. Dès 1939, il entre aux éditions Fleurus, avec lesquelles il va collaborer jusqu’au début des années 1970.
Dessinateur solide qui use du lavis avec dextérité, il travaille dans tous les genres de l’aventure mais se fait une spécialité des biographies des grandes figures du catholicisme mondial. Une de ses séries d’aventure les plus remarquables est Frédéri le gardian, qui raconte en de nombreux épisodes la vie d’un jeune Camarguais que ses aventures vont rapidement amener à parcourir le monde. Elle paraît sans interruption de 1950 à 1962 dans l’hebdomadaire catholique Cœurs Vaillants. Frédéri le gardian était en fait une tentative des rédacteurs de Cœurs Vaillants de faire pièce, pour des raisons très largement idéologiques, à l’incroyable vogue que connaît alors le western, spécialité américaine par excellence et pour cette raison très mal vue d’une partie de la hiérarchie catholique.
La planche que nous présentons aujourd’hui provient des Rapaces, autre série western parue dans Le Journal de Bibi Fricotin au milieu des années 1970. Jouant à fond la carte de la couleur locale, Rigot ne manque pas de montrer des bâtiments sur lesquels on voit inscrit « saloon » ou « post ». Les personnages représentés portent comme de juste les chapeau à large bord, foulard, revolver… qui les définissent immédiatement comme des cow-boys de l’ouest. La technique de Rigot est très sûre, même si l’on peut tiquer sur la taille des cavaliers relativement à celle des montures, en particulier dans la quatrième case. Seules fantaisies, c’est ici un rapace qui joue le rôle du traditionnel chien de chasse et, du point de vue formel, on ne peut qu’être frappé du jeu sur les cases : une sur deux n’a pas de bord et l’une est ronde. Rigot semble ne vouloir à aucun prix lasser le lecteur avec une présentation trop uniforme.

la planche du mois de mai 2015

Les rapaces, chasseurs de prime de Robert Rigot
(collection du musée de la bande dessinée)
la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image
musée de la bande dessinée
quai de la Charente
Angoulême