carte blanche : serge clerc - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
familles et jeune public groupes scolaires et parascolaires visiteurs en situation de handicap
FR | EN
accueil > votre visite > au programme > événements et rendez-vous > archives des rendez-vous de la Cité > archives 2014 des rendez-vous de la cité > carte blanche : serge clerc

carte blanche : serge clerc

mercredi 15 octobre à 18h, musée de la bande dessinée et librairie de la Cité

Serge Clerc, auteur bien connu pour avoir publié de 1975 à 1987 dans le célèbre magazine Métal Hurlant mais aussi auteur du Journal chez Denoël Graphic relatant l’histoire de ce magazine ou encore illustrateur de nombreuses pochettes de disques (Eddy Mitchell, The Cramps, Joe Jackson...) est l’invité de la Cité pour une carte blanche spéciale. À cette occasion, l’auteur vous accueillera autour d’une visite guidée exceptionnelle de l’exposition 1975-1997, la bande dessinée fait sa révolution, Métal Hurlant, (A Suivre) à partir de 18h, avant une dédicace à la librairie.

Serge Clerc

En 1975, alors qu’ il n’a que 18 ans, Serge Clerc est recruté par le journal Métal hurlant auquel il collabore jusqu’en 1987, année de disparition du titre. Il y publie récits et illustrations autour du rock et collabore également au magazine Rock & Folk.
Son premier album de bandes dessinées, Le Dessinateur espion , pré-publié dans les pages de Métal hurlant, sort en 1978 suivi de Captain Futur et Mélanie White en 1979 dans un style plutôt réaliste.
En 1984, à la sortie de son livre La Légende du Rock & Roll , l’hebdomadaire britannique New Musical Express lui commande des illustrations et des jaquettes de cassettes. Il crée le personnage du détective Phil Perfect et son alter ego Sam Bronx dans les pages du mensuel français Rock & Folk, et les reprend ensuite dans Métal hurlant.
Serge Clerc débute à la plume avant de passer rapidement au pinceau. Son style est un mélange de ligne claire et d’influences Art déco… La presse fait régulièrement appel à lui pour illustrer ses pages (Libération, Le Figaroscope, International Herald Tribune, Télérama, Futurs, Jazzman, Phosphore, Je bouquine…) ainsi que le monde de l’édition qui lui commande des couvertures et illustrations de livres. Dessinateur rock, il crée le mythe de la quête de la pin-up parfaite, explorant au fil des années son idéal féminin dans ses albums et illustrations de presse. Depuis ses débuts, dès 1976, il illustre de nombreuses pochettes de disques pour des artistes français (Eddy Mitchell, Bijou, Thierry Hazard…) et internationaux (Bob Clifford, Carmel, The Cramps, Comateens, Sugar Ray Ford, Joe Jackson…) et plusieurs compilations.

Sans éditeur après la fin de Métal hurlant et la rupture de ses relations avec Albin Michel, victime également d’une crise d’inspiration, il ne publie rien durant la plus grande partie des années 1990. À la fin de la décennie, il revient à la bande dessinée avec Les Limaces Rouges et L’Irrésistible Ascension , mêlant surréalisme, humour absurde et philosophie, publiés par les éditions Reporter.

En 2008, il publie Le Journal chez Denoël Graphic, un roman graphique qui relate l’histoire du magazine Métal hurlant, des débuts du titre jusqu’à la disparition de la rédaction tenue par Jean-Pierre Dionnet. Son goût pour les personnages classiques des grands auteurs franco-belges (Hergé, Franquin, Tillieux…) lui fait réaliser en 2011 un album hommage au Spirou de Franquin avec le livre de dessins Spirou vers la modernité , où il fait figurer le personnage dans les styles de son époque, la fin des années 1950, le faisant évoluer parmi les œuvres marquantes de ces années en peinture, architecture, design.

Le Journal, une histoire vraie

Un soir glacial de 1974, derrière un pilier de Notre-Dame, la voix du Seigneur (impénétrable, comme on le sait) ordonne à Jean-Pierre d’écrire de grands romans chrétiens et à un certain François Mauriac de fonder le plus beau journal de bande dessinée de tous les temps. Pour le bonheur des générations futures, les deux hommes échangent leurs missions… La suite, c’est une décennie d’épopée éditoriale et un demi-siècle de culture pop (des pulps aux punks) racontés par un artiste qui dévore son sujet et le restitue dans cet alliage néo-moderne entre Ligne Claire et Style Atome, qui fit sa gloire dans les pages du mythique Métal Hurlant – dont il fut le Mozart.
Serge Clerc est de retour après une longue période de silence et de maturation, avec un sujet fantastique qu’il aborde comme s’il l’avait vécu, ce qui est le cas, puisqu’il s’agit de sa vie. Graphiquement, narrativement, celui qu’on nommait "le dessinateur-espion", le créateur de La Légende du Rock & Roll , de La Nuit du Mocambo et de Meurtre dans le phare , qui donna ses lettres d’élégance à la BD rock, est dans une forme éblouissante. En 230 pages sidérantes, il fait revivre une époque qui fut le levain de la nôtre, marquée par le génie ombrageux des Moebius, Swarte, Chaland, Clash, Sex Pistols et J.-P. Manchette, que l’on retrouve dans cet ouvrage majeur, aussi frais, dispos et vivants que si on les avait quittés hier au bar du Rose Bonbon. (préface de Jean-Pierre Dionnet)

carte blanche à Serge Clerc

mercredi 15 octobre 2014 à 18h
la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image
musée de la bande dessinée et librairie
quai de la Charente
Angoulême

acheter le livre de Serge Clerc : Le Journal, une histoire vraie. Denoël Graphique, 25.35 €.

écouter tous les invités des cartes blanches ou en podcast depuis iTunes.