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don : les amis enrichissent les collections

une nouvelle floraison de dons au musée de la bande dessinée

En 2014, les Amis du musée qui fêteront prochainement leurs 20 ans d’existence, se sont montrés comme à leur habitude très généreux envers le Musée de la bande dessinée, en le gratifiant d’une nouvelle moisson de dessins, planches originales, scénarios et objets dérivés.

Neuf auteurs, dessinateurs, couples ou trios de créateurs ont été sollicités.
Ainsi le ‘’bleu’’, dédicacé au musée et signé d’une case appartenant à la page 29 du tome 3, Elfe blanc, cœur noir de la série d’Héroic Fantasy Elfes, paru en 2013 et dû à Olivier Peru, scénariste et au dessinateur Stéphane Billeau, volume qui a reçu le Prix des lycéens Poitou-Charentes lors du dernier Festival, rejoint-il les collections.
Tout comme un dessin en noir et blanc issu de Chili con carnage , premier tome d’une série western spaghetti, L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu, du dessinateur Paul Salomone et du scénariste Wilfrid Lupano, publié en 2011.
Un troisième genre, tout aussi contemporain, celui de la biographie, ici celle de Roland Avellis, artiste masqué des années trente, est illustré par un ensemble de documents de gestation de l’album Le chanteur sans nom . Né de la plume d’Arnaud le Gouëfflec et du trait d’Olivier Balez, celui-ci a vu le jour en 2011 chez Glénat avant que les deux complices ne conçoivent J’aurai ta peau Dominique A . Chemin de fer, crayonné, agrandissement de case et dessins viennent ainsi documenter le travail d’élaboration de l’œuvre.
Un don signé par Jacques Ferrandez, dédicacé aux Amis pour le musée, permet à ce dernier de disposer de six dessins à l’encre noire consacrés à l’évocation du désert algérien, à celle du personnage de Meursault dans L’Etranger d’Albert Camus et enfin, à la pratique musicale de contrebassiste de l’auteur. Ces dessins ont été réalisés lors d’une rencontre dessinée proposée pour le 41ème FIBD à Angoulême. Ils vont, pour partie d’entre eux, heureusement abonder le petit lot d’œuvres déjà existant au musée, consacré aux Carnets d’orient.
Le toujours généreux Emmanuel Guibert a quant à lui offert une image d’Epinal de 98 cases, datant de 2012 et intitulée Michel Hollard 1898-1993, en hommage à une figure importante de la Résistance en Normandie.

De Stéphane Antoni et Olivier Ormière, un bouquet garni de deux scénarios de la série Temps du Rêve, éditée chez Delcourt et consacrée à l’évocation du premier conflit mondial. L’action du tome 1 Gallipoli (2011) projette des aborigènes Australiens dans l’épouvantable bataille des Dardanelles, celle du tome 2 Fromelles (2013), voit ces mêmes soldats déployés dans la baie de Somme. Les scénarios sont accompagnés d’un crayonné de quelques personnages et d’une planche signée par les auteurs et issue du tome 3, Hennannsburg , à paraître en septembre 2014.

Jack l’Eventreur et la scène du crime sont désormais présents au musée sous les auspices de Francois Debois et de Jean-Charles Poupard et sous la forme d’une planche double du tome 1 Les Liens du sang , paru en 2012 aux éditions Soleil. Ici l’inspecteur Abberline sillonne les bas-fonds de Whitechapel, à Londres, tandis que dans une planche issue du tome 2, Le Protocole Hypnos , publié en 2013, le meurtrier en série sévit à Paris.

Pascal Genot, Bruno Pradelle et le dessinateur Olivier Thomas, auteurs de Le printemps des quais (éd Quadrants – Soleil, 2014), permettent à la bande dessinée historique récente de compter un émissaire supplémentaire dans les vitrines et dans les réserves muséales, sous les formes variées de crayonnés, d’une mise au noir, de trois études de cases et de deux planches originales, dont l’une double, auxquels vient de s’ajouter, par l’entremise directe du dessinateur, le don des séquences du scénario correspondant aux planches. Le récit témoigne de l’histoire vraie de Séraphin Carpita, ancien résistant communiste, instituteur habitant le quartier Saint-Jean de Marseille, qui pendant les années troublées de l’après-guerre a transformé sa passion du cinéma en métier.
Enfin la planche 6, signée, du récit Le Cose Nascoste paru en 2004 au sein de Le Avventure Possibili est due à la générosité de madame Aldina Monesi, veuve de Sergio Toppi.
Des jeux vidéo, dont Nikopol, la foire aux immortels d’Enki Bilal, un port-folio du Festival de Bergerac 2004 contenant huit images, une affiche, dessinée par Benoît Sokal, du Festival Polar de Cognac et une image AMBD de Deynis, complètent cette belle floraison estivale.