métal hurlant, après coup - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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métal hurlant, après coup

par Jean-Pierre Dionnet

Métal hurlant, c’était une utopie. D’abord, une utopie de science-fiction qui est devenue une utopie d’univers qui cohabitaient parce que c’était l’air du temps après la fin du monde, et puis encore après, c’est un journal qui dure un tout petit peu trop longtemps par rapport à ce qu’il aurait dû durer.

Mais il ne faut pas le regretter. On a fait quelque chose qui a eu un retentissement beaucoup plus grand mondialement qu’en France – par exemple, Liberatore avec sa revue Frigidaire, qui ne nous rejoindra pas, mais que ça a bien titillé.
Je pense que dans ce retentissement, les visionnaires, essentiellement, ont eu une influence directe avec un déclenchement plus tardif de ce que j’appellerais « l’effet ligne claire français », en gros « l’effet Chaland », qui lui s’est retrouvé chez d’autres dessinateurs dans d’autres pays.
Mais je pense que l’aventure était finie. C’était un météore. On a fait un truc, un peu par hasard, sans savoir où on allait, sans comprendre où on allait – mais il ne fallait pas comprendre, il fallait juste le faire – et on a créé un tout petit moment de magie qui reste. C’est un milliardième de milliardième de seconde d’éternité mais dont nous, les survivants, sommes quelque part fiers, parce qu’on a été le plus grand journal de bande dessinée du monde l’espace de quelques années.

Jean-Pierre Dionnet

Photo : Jessica Martin Maresco, 2013.