la planche du mois : maestro par caran d’ache - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
familles et jeune public groupes scolaires et parascolaires visiteurs en situation de handicap
FR | EN
musée : pour préserver l’intégrité des œuvres, une température de 20° est requise au sein des espaces d’exposition, aussi prévoyez une petite laine pour passer une agréable visite dans nos murs !
accueil > votre visite > au programme > événements et rendez-vous > archives des rendez-vous de la Cité > archives 2013 des rendez-vous de la Cité > la planche du mois : maestro par caran d’ache

la planche du mois : maestro par caran d’ache

en octobre au musée de la bande dessinée

Chaque mois, le musée de la bande dessinée met à l’honneur une planche tirée de sa prestigieuse collection, l’occasion pour le visiteur de (re) découvrir une œuvre emblématique de l’histoire du 9ème art ou au contraire injustement méconnue. Ce mois-ci c’est Caran d’Ache (1858-1909), un des plus grands dessinateurs de presse de la fin du XIXème siècle - auteur du fameux dessin sur l’affaire Dreyfus, intitulé « Un dîner en ville »- et l’un des pionniers français de la bande dessinée, qui est ainsi proposé aux visiteurs du Musée en ce mois d’octobre.

De son vrai nom Emmanuel Poiré, Caran d’Ache naît en Russie en 1858 (son grand-père avait fait la campagne de Russie dans les troupes de Napoléon et décida de s’établir à Moscou) mais vient à Paris pour effectuer son service militaire. Il reste en France et devient dessinateur sous le pseudonyme de Caran d’Ache, d’après le mot russe karandach qui signifie crayon. Il rencontre bientôt le succès dans les journaux où il publie d’innombrables dessins et suites narratives, à partir de 1986. On peut citer La Caricature, Le Journal, La Vie militaire, Le Tout-Paris, Le Figaro et Le Chat noir, où paraissent de nombreuses histoires muettes. Pour le cabaret du Chat noir, il produit en 1986 un spectacle de théâtre d’ombres intitulé L’Epopée qui retrace l’épopée militaire napoléonienne et rencontre un très grand succès populaire et critique.
Sa contribution décisive au développement de la bande dessinée française a été encore réévaluée depuis la découverte des centaines de dessins constituant les originaux d’un projet éditorial révolutionnaire pour l’époque, qui consistait à faire paraître en épisodes dans Le Figaro les chapitres d’un « roman sans texte » (dixit Caran d’Ache, nous dirions « une histoire muette ») intitulé Maestro.
Maestro raconte l’histoire d’un jeune musicien prodige dont un roi mélomane décide de devenir le protecteur.
Le musée de la bande dessinée a acquis il y a quinze ans un important ensemble des originaux de cette histoire, qui se présente sous la forme de dessins à l’encre de Chine sur feuilles de calque. C’est l’un de ces pages qui est présentée durant tout le mois d’octobre au musée.