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stoker

film de Park Chan-wook (20th Century Fox)

À la mort de son père dans un étrange accident de voiture, India, une adolescente, assiste au retour de son oncle, un homme mystérieux dont elle ignorait l’existence, et qui s’installe avec elle et sa mère. India commence à soupçonner que les motivations de cet homme charmeur ne sont pas sans arrière-pensées et ne tarde pas à ressentir pour lui des sentiments mêlés de méfiance et d’attirance.

Mystère et névrose à tous les étages dans cette grande demeure nimbée de non-dits, digne de Rébecca. Evident tribut à Hitchcock, le film de Park-Chan wook s’apparente à une relecture de L’ombre d’un doute, tout en multipliant les clins d’oeil à Psychose, Sueurs froides et autres hantises de l’oncle Alfred (jusqu’à la violence adolescente vue par le disciple Brian de Palma dans Carrie). Captivante, la tension du récit renvoie tout autant au Théorème de Pasolini et sa destruction de la cellule familiale, aux premiers huis-clos de Roman Polanski et leurs enjeux sépulcraux, ou aux Masques finalement abattus dans la province de Chabrol. De ces réminiscences nombreuses et leurs subtils décalages, naît la plus évidente saveur de Stoker : la confrontation larvée puis ouverte de personnages se découvrant - envers eux-mêmes, et aux yeux du spectateur – au gré d’une intrigue digne des meilleurs thrillers familiaux et servie par des dialogues remarquables.
Porté par ses acteurs (formidables Mia Wasikowska, Matthew Goode et Nicole Kidman), le film lorgne de façon plus attendue vers l’apprentissage d’une jeune fille qui s’ouvre au monde. Mais le vœu premier de Stoker semble atteint, tant il constitue pour Park-Chan wook une réussite méritoire : entrer par la grande porte à Hollywood, par une maîtrise narrative parfois prévisible mais presque totale. Renonçant aux esthétiques plus radicales d’Old boy ou Thirst, c’est avec une sobriété étudiée qu’il retrouve avec ferveur des personnages enfermés, détraqués, dans des ambiances déviantes… Dansant sur des volcans réchauffant un vrai bonheur cinématographique, cher au cinéma de la Cité. (GCo)

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