frankenweenie - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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frankenweenie

de Tim Burton (Walt Disney France)

Très attendu par ses fidèles après une série de semi-réussites, Tim Burton retrouve le romantisme de ses premiers grands succès baroques et rappelle utilement qu’un cinéphile gourmand peut demeurer un véritable auteur.

Après la mort soudaine de Sparky, son chien adoré, le jeune Victor fait appel au pouvoir de la science afin de ramener à la vie celui qui était aussi son meilleur ami. Il lui apporte au passage quelques modifications de son cru… Victor va tenter de cacher la créature qu’il a fabriquée mais lorsque Sparky s’échappe, ses copains de classe, ses professeurs et la ville tout entière vont apprendre que vouloir mettre la vie en laisse peut avoir quelques monstrueuses conséquences…

Pas de fausse pudeur : les plus sourcilleux « burtoniens » peuvent respirer. Se consoler des laconiques Dark shadows et Alice au pays des merveilles, pardonner l’orgiaque Charlie et la chocolaterie, oublier la triste Planète des singes. Vrai retour aux sources pour le réalisateur d’Edward aux mains d’argent, Frankenweenie sonne l’heure d’un regain d’inspiration personnelle et (enfin) aussi riche qu’identifiable. A l’instar de L’Étrange Noël de Mr. Jack (réalisé par Henry Selick), ce conte féerique solde une aventure de jeunesse : un court-métrage éponyme qui précipita son éviction des frileux studios Disney ! Aujourd’hui sacré par plusieurs générations, Burton défend, mieux encore que dans Les Noces funèbres, l’animation artisanale en subtil noir et blanc. Dépassant cette fois le réflexe esthétique pour mieux partager ses passions, le récit fort de cette amitié singulière renoue sans surprise mais brillamment avec les univers horrifiques des productions Universal et Hammer. Prodigue, le génie cinéphage invoque Mary Shelley, Christopher Lee ou divers monstres destructeurs dans une séquence rappelant aussi bien Gremlins et King Kong que… Mars Attacks. Pour autant, le sel de ce Prométhée en herbe ne se limite pas à l’hommage aux grands studios, encore moins à l’autocitation. À l’image de séquences très sombres et sans concession au plus jeune public – malgré une romance canine digne de l’oncle Walt – Frankenweenie se veut avant tout un régal pour les cinéphiles référentiels mais exigeants qui n’espéraient plus une telle renaissance. (GCo)

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