cinéma : dark horse, le nouveau todd solondz
à partir du mercredi 29 août 2012, cinéma de la Cité
Dark horse est bien dans la veine des précédents long-métrages du réalisateur américain Todd Solondz. Dès la séquence d’ouverture, un repas pathétique (comme dans Life during wartime ou Storytelling), le ton est donné, celui d’une comédie cynique mettant à mal la middle class américaine (celle du New Jersey !) incarnée ici par Jordan Gelber, geek ventripotent et Selma Blair, remarquable interprète d’une trentenaire dépressive. Les fidèles de Solondz ne sont pas dépaysés. Quant à ceux qui découvriront son œuvre avec Dark Horse, qu’ils soient les bienvenus dans l’Amérique de Todd Solondz.

dark horse
USA - 2011 - 1h24
Compétition Londres et Venise 2011
version originale sous-titrée en français
de Todd Solondz
scénario Todd Solondz
direction de la photographie Andrij Parekh
avec Justin Bartha (Richard), Selma Blair (Miranda), Zachary Booth (Justin), Mia Farrow (Phyllis), Jordan Gelber (Abe), Christopher Walken (Jackie), Aasif Mandvi (Mahmoud), Tyler Maynard (Jiminy), Peter McRobbie (Arnie).
l’histoire
Abe, la trentaine, s’accroche à son adolescence et notamment à la collection de jouets qui décore sa chambre. Il vit toujours chez ses parents, travaille pour son père qui le considère comme un loser et passe ses soirées à jouer avec sa mère au backgammon.
Lorsqu’Abe rencontre Miranda, trentenaire déprimée revenue vivre chez ses parents, il entrevoit la possibilité d’une grande histoire d’amour et parvient à la convaincre de l’épouser.
Alors que le couple prépare cette nouvelle vie, Abe est en proie au doute et au manque de confiance en lui qui le minent depuis l’enfance...
coulisses
Depuis Bienvenue dans l’âge ingrat présenté pour la première fois en 1995 au festival du film de Toronto, Todd Solondz s’est imposé comme une figure singulière du cinéma américain avec des films très personnels, souvent controversés. Dans Dark Horse, il s’intéresse aux jeunes adultes qui peinent à se faire une place et à s’éloigner du cocon rassurant de l’enfance. Ted Hope, producteur : « Todd et moi collaborons ensemble depuis des années, notamment sur Happiness et Storytelling. C’est un auteur unique dans le paysage cinématographique indépendant. Alors que Life during wartime fut un réel succès critique, le tournage s’est avéré difficile. À l’époque, il disait que c’était son dernier film. C’est la raison pour laquelle lorsqu’il m’a proposé un nouveau scénario, c’était plutôt inattendu... »
à partir du 29 août 2012
cinéma de la Cité
60 avenue de Cognac
Angoulême

































