Ce matin, comme tous les matins dans l’île de Lipari, le jeune Amadeo monte la colline à vélo afin de rejoindre la propiété de Don Palermo. Ce dernier, un vieil aveugle qui vit seul, apprécie la compagnie du jeune homme qui lui sert le café en lui lisant l’horoscope. Car depuis 75 longues années, Don Palermo attend un message codé de son amour de jeunesse, Mietta. A la demande d’Amadeo, Don Palermo raconte alors l’histoire de leur rencontre, une belle histoire romantique, au déroulement sanglant et à la fin tragique...
S’il évolue habituellement dans le registre de l’humour (L’Elève Ducobu, Boule à Zéro, Tamara), l’excellent scénariste Zidrou s’avère également à l’aise sur des récits beaucoup plus matures, comme le bouleversant Lydie. Pour ce nouveau « one-shot », une histoire d’amour, de trahison et de vengeance dans le milieu de la mafia, il propose une narration subtile toute en flashbacks rythmés par les séquence dialoguées entre les deux héros, mettant en parallèle l’idylle naissante entre Don Palermo et Mietta face à la noirceur d’âme absolue du parrain Don Pomodoro. Sublimées par le trait anguleux et très stylisé d’Oriol, les planches sont colorées, expressives et vraiment fascinantes. Rarement l’on a été emporté par un récit si humaniste. (AC)
le livre de Zidrou et Oriol : La Peau de l’Ours. Dargaud / 14,99€.

















