deuxième génération : ce que je n’ai pas dit à mon père
de Michel Kichka (Dargaud)
Henri Kichka est le seul membre de sa famille à être rentré des camps de concentration. Installé en Belgique à la fin de la guerre, il fonde une famille de quatre enfants mais tait son histoire. Conscients de la douleur de leur père, les enfants n’osent pas poser les questions qui leur permettraient de comprendre son attitude et supportent une atmosphère de plus en plus pesante jusqu’au drame.
À travers ce récit empreint d’humour et de tendresse, Michel Kichka, fils d’Henri, relate l’histoire de sa relation à ce père qui a reporté sur ses enfants toutes les exigences d’une adolescence qu’il n’a pas eu. Suite à un drame familial, les vannes du souvenir d’Henri lâchent et il raconte enfin sa vie, déversant sur ses enfants l’héritage de la déportation. Armé de son talent de conteur et dessinateur, Michel Kichka, auteur de bande dessinée installé en Israël mettra cette histoire en images en quelques semaines comme une sorte de psychothérapie, témoignant tout en s’affranchissant du poids du souvenir.
On ne peut que faire le rapprochement avec Maus d’Art Spiegelman tant cet album émeut et constitue un témoignage fort sur les dégâts que la Shoah continue à engendrer dans les générations survivantes, garantes du souvenir. Un album à posséder dans sa bibliothèque. (CF)
le livre de Michel Kichka : Deuxième génération : ce que je n’ai pas dit à mon père. Dargaud / 17,95€.


































