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fête du cinéma d’animation : soirée raoul servais

mardi 18 octobre 2011 à 18h30, cinéma de la Cité

Surnommé « le Magicien d’Ostende » dans le monde du cinéma d’animation, le réalisateur Raoul Servais, maître incontesté du cinéma d’animation belge indépendant pour la qualité et l’inventivité rarissime de ses films, se prête au jeu de la carte blanche et anime une soirée exceptionnelle consacrée à son œuvre. Un rendez-vous de la Fête du cinéma d’animation proposé par la Cité et le Pôle image Magelis en collaboration avec l’EMCA et Gazato Films.

soirée raoul servais


Raoul Servais par Nicolas Guérin18h30 projection de courts-métrages d’animation présentés par Raoul Servais, le réalisateur d’Harpya, Palme d’or à Cannes en 1979, suivie d’une table ronde autour de son œuvre avec Chistian Arnau, directeur des études de l’École des métiers du cinéma d’animation (EMCA) et François Bernard, directeur de la société de production Gazato Films.

21h30 projection de Taxandria film choisi et présenté par Raoul Servais

raoul servais

Né à Ostende, en Belgique, cet autodidacte artistique réussit à réaliser des films d’animation remarquables, souvent inoubliables, se renouvelant à chaque fois, tant sur le plan du contenu que des techniques si variées. Sa carrière débute dans les années soixante par des films qui témoignent de sa sensibilité très riche et d’une originalité sans faille. Chromophobia (1965) et Sirène (1968) sont couronnés, à plusieurs reprises, dans le monde entier.
En 1963, Raoul Servais fonde, à l’Académie des Beaux-Arts de Gand, une École de Film d’Animation la première en Europe ! Depuis, l’école gantoise a formé un nombre considérable d’animateurs et d’auteurs-créateurs de films artistiques qui se sont illustrés, tout comme leur maître, dans le monde entier.
Servais, quant à lui, a remporté, film après film, succès après succès, partout : ses Prix d’Excellence et d’Honneur ne se comptent plus. En 1979, il reçoit la distinction suprême, en gagnant, à Cannes, la Palme d’Or pour Harpya.
À chaque film, Raoul Servais s’est illustré dans des genres toujours nouveaux, inventant même la « Servaisgraphie » propre à sa conception de l’animation, se lançant dans l’entreprise gigantesque de Taxandria avec François Schuiten (1994), dans l’évocation délicatement nostalgique des Papillons de Nuit (1998) du peintre surréaliste Paul Delvaux, dans la recherche de quelque lumière exerçant une Atraksion (2001) bizarre sur des gens conditionnés par leur situation. Voilà comment s’exprime son imagination à la fois rêveuse, humaniste, combative et variée, celle d’un créateur d’univers inoubliables, témoin de son temps.