cannes à la cité : pater, d’alain cavalier - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
Acheter vos billets musée en ligne
FR | EN
accueil > votre visite > au programme > événements et rendez-vous > archives des rendez-vous de la Cité > archives 2011 des rendez-vous de la Cité > cannes à la cité : pater, d’alain cavalier

cannes à la cité : pater, d’alain cavalier

du 7 au 12 septembre 2011, cinéma de la Cité

Si dans Pater, Alain Cavalier est... Alain Cavalier et Vincent Lindon... Vincent Lindon, le dernier film du réalisateur de Thérèse n’en est pas moins une fiction dans laquelle le premier est Président de la République française et le second, son Premier ministre. Mais pas un docu-fiction façon La Conquête. Non, une comédie quasi improvisée au gré d’un brillant dialogue. Ovationné au dernier Festival de Cannes où il était en compétition, Pater est un film dans lequel le cinéaste et le comédien, sont à la fois dans la vie et dans une fiction qu’ils ont inventée ensemble…

pater

d’Alain Cavalier
avec Vincent Lindon, Alain Cavalier, Bernard Bureau…
compétition officielle Cannes 2011

notes de production

Ce tournage a été peu conventionnel pour Vincent Lindon, puisqu’Alain Cavalier lui a laissé "tenir" la caméra par moments, affirmant que si la prise était mauvaise, elle n’existait pas. En outre, les mots "moteur", "action" ou "coupez" n’ont pas été prononcés une seule fois !
Alain Cavalier a avoué, lors de la conférence de presse du film à Cannes, avoir eu beaucoup de pères dans sa vie : il a été élevé chez des prêtres, où Dieu était le père tout puissant, et où ces derniers étaient appelés "Mon Père". Et bien sûr, il y a eu son propre père, très sévère avec lui. C’est pourquoi il a voulu traiter de la complexité de la relation filiale, avec Vincent Lindon, qu’il considère comme son fils à la fois dans le film et dans la réalité.
Alain Cavalier raconte que, pour lui, le cinéma doit « donner l’impression que c’est comme dans la cuisine », autrement dit réussir à montrer la familiarité qui existe entre deux personnes, en l’occurrence lui et Vincent Lindon, à la fois dans le film et dans la réalité. Il ajoute d’ailleurs : « je pense que les hommes politiques et les hommes de spectacle adorent manger et boire ! »
Vincent Lindon et sa théorie sur la définition d’un film « grand public » : « Hier, au moment de la projection, les gens s’attendaient à voir un ovni. Aujourd’hui on confond bizarre avec chiant, mais c’est un raccourci. Personne ne s’attendait à voir une comédie. Au bout de 30 secondes, j’ai entendu un rire dans la salle, puis deux, puis trois, puis quatre et même des applaudissements comme si les gens voulaient nous dire "Ah, enfin vous arrivez !". Donc ça peut avoir un écho très grand public, et c’est ça qui est formidable avec le cinéma, c’est que le prix de la place est le même. »"

+ d'info sur le film, dates et horaires