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ciné mardi : la palestine
avec aisheen, chroniques de gaza

mardi 22 mars 2011 à 20h30, cinéma de la Cité

« Elle est où la cité des fantômes ? » demande l’enfant au gardien du parc d’attractions. « Elle est là, juste là. Mais elle a été bombardée… Tu veux la voir ? » C’est par ces mots que commence Aisheen, chroniques de Gaza, documentaire impressionniste de Nicolas Wadimoff dans une Gaza dévastée, au lendemain de la guerre. La cité des fantômes, c’est Gaza…
Projection suivie d’un débat sur la Palestine aujourd’hui, en partenariat avec la Maison des Peuples et de la Paix.

Aisheen (chroniques de Gaza)


Documentaire de Nicolas Wadimoff
Prix œcuménique Festival de Berlin 2010

le film


Il y a cette idée de construire un film documentaire par rapport aux différentes rencontres entre l’équipe de tournage et les habitants de Gaza, et non en fonction d’un scénario préalablement établi, censé apporter des réponses à la question israélo-palestinienne. C’est également dans cette optique qu’il n’y a, dans le documentaire, aucun recours à la voix off : les images parlent d’elles-mêmes et n’ont pas besoin d’être commentées.
Le film, qui se déroule trois semaines après les bombardements d’Israël sur la bande de Gaza, se focalise sur la ville de Gaza et ses habitants au lendemain de la guerre, au début de l’année 2009. Il s’agit donc d’une période d’« après-guerre quasi-immédiat », nous raconte Nicolas Wadimoff, pendant laquelle la priorité pour les Palestiniens était de « se relever du fracas et du chaos des semaines précédentes. Et de garder la tête haute. Pas de courir après une équipe de tournage », poursuit-il. Il s’agit donc d’un contexte très propice à filmer cette « zone militaire fermée », en prenant le maximum de recul.
Même si, dans Aisheen (chroniques de Gaza), deux (jeunes) palestiniens évoquent leur désir de mourir en martyr en causant un maximum de dégâts au sein du camp israélien, Nicolas Wadimoff insiste sur le fait qu’à Gaza, la culture de la vie prédomine par rapport à la culture de la mort : la majorité des habitants de la ville ne demandent qu’à vivre en paix, ce qui ne veut pas non plus dire que la haine des Juifs est une réalité passée sous silence dans ce documentaire.

le réalisateur

Guitariste de rock, né en 1964, Nicolas Wadimoff est devenu, depuis le début des années 1990, réalisateur, puis producteur. Il mène une carrière à la télévision et au cinéma, entre fiction et documentaire. Le conflit moyen-oriental et le destin palestinien sont parmi ses principaux centres d’intérêt, notamment manifestés dans L’Accord (2005), long métrage documentaire retraçant les coulisses des accords de Genève en 2003 et donnant à comprendre la difficulté à négocier une paix viable dans la région.
Aisheen, tourné en février 2009 à la suite de l’incursion israélienne à Gaza, reconduit l’intérêt de son auteur pour ce sujet mais se révèle d’une tout autre facture.

soirée-débat Palestine organisée en partenariat avec la Maison des Peuples et de la Paix.

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