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ciné répertoire : la classe ouvrière va au paradis

à partir du mercredi 5 janvier 2011

La classe ouvrière va au paradis d’Elio Petri qui obtînt la Palme d’or au Festival de Cannes en 1972 (le jury était présidé cette année-là par Joseph Losey), s’inscrit dans un cycle de portraits de la société italienne entrepris par le réalisateur transalpin. Il y raconte la condition ouvrière tout comme il avait décrit la police dans Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon, le rôle de l’argent dans La Propriété, c’est plus le vol ou la démocratie chrétienne dans Todo modo. Un des rares films dépeignant l’usine et le monde ouvrier (tout comme le faisait Charlie Chaplin dans Les Temps modernes). Un film inclassable à (re)découvrir.

La Classe ouvrière va au paradis (La Classe operaia va in paradiso)
d’Elio Petri
Italie - 1971 - 2h05
Palme d’or Cannes 1972.
version originale sous-titrée en français

scénario : Elio Petri, Ugo Pirro
photos : Luigi Kuveiller
musique ou chansons : Ennio Morricone
avec : Gian Maria Volonte (Lulù Massa), Mariangela Melato (Lidia), Salvo Randone (Militina), Mietta Albertini (Adalgisa), Luigi Diberti (Bassi), Donato Castellanetta ("Marx")

l’histoire
Lulù Massa, véritable stakhanoviste du travail, est ouvrier modèle dans une usine métallurgique : grâce à son extrême rapidité, son rendement est cité en exemple par son patron. Les autres travailleurs ne voient pas d’un bon oeil ces cadences infernales, et il est détesté de ses collègues dont il méprise les revendications sur les conditions de sécurité au travail.
Bercé par les rêves de la société de consommation entre son amie, son fils Arturo resté avec sa mère après le divorce de ses parents, sa voiture et sa télévision, Lulù réalise parfois la vanité de la vie qu’il s’impose.
Alors qu’il se coupe un doigt accidentellement, les autres ouvriers, par solidarité, se mettent en grève. Cet événement provoque en lui une profonde remise en question. Lulù décide alors de s’investir dans l’action syndicale et engage toute son énergie dans ce nouveau combat. Il soutient alors la nécessité d’une grève illimitée…

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