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cinéma : un homme qui crie, de cannes à angoulême

à l’affiche à partir du 29 septembre 2010

Prix du Jury Cannes 2010 et Valois du meilleur acteur du festival du Film francophone d’Angoulême 2010, Un homme qui crie s’installe sur les écrans de la Cité. Un film sensible et poignant sur les traumatismes de ceux qui subissent la guerre, très largement nourri par la biographie de son réalisateur le tchadien Mahamat Saleh Haroun.


L’Histoire

Le Tchad de nos jours. Adam, la soixantaine, ancien champion de natation est maitre nageur de la piscine d’un hôtel de luxe à N’Djamena. Lors du rachat de l’hôtel par des repreneurs chinois, il doit laisser la place à son fils Abdel. Il vit très mal cette situation qu’il considère comme une déchéance sociale.
Le pays est en proie à la guerre civile et les rebelles armés menacent le pouvoir. Le gouvernement, en réaction, fait appel à la population pour un "effort de guerre" exigeant d’eux argent ou enfant en âge de combattre les assaillants. Adam est ainsi harcelé par son Chef de Quartier pour sa contribution. Mais Adam n’a pas d’argent, il n’a que son fils...

Outre la guerre civile qui gangrène le pays depuis plusieurs années sans qu’aucune issue ne se dégage, la motivation de Mahamat Saleh Haroun était de dénoncer un autre mal qui empoisonne le Tchad : la mondialisation. Dans un pays si fragile et sans repères, les dérives conséquentes à cet afflux non maitrisable d’argent pervertisse toute une société. C’est d’autant plus violent qu’au Tchad le droit du travail est souvent foulé aux pieds : il n’y a donc rien à faire. Outre la guerre et sa menace, c’est cette violence faite aux hommes qui cerne peu à peu Adam : il fallait montrer comment celui-ci perd totalement pied et comment un homme, poussé à bout et dépouillé, peut être amené à commettre l’impardonnable (...).

Un homme qui crie est le quatrième long métrage de Mahamat Saleh Haroun. En 1999, son premier film, Bye bye Africa, est sélectionné à la Mostra de Venise et obtient le prix du Meilleur premier film.
Suivent ensuite Abouna (notre père) (Quinzaine des réalisateurs 2002), et Daratt (Prix spécial du jury, Venise 2006).

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