film francophone d’angoulême : le valois rené laloux - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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film francophone d’angoulême : le valois rené laloux

décerné au meilleur court métrage d’animation

La Cité internationale de la bande dessinée et de l’image est partenaire du Fil francophone d’Angoulême depuis la première édition en 2008. Elle était heureuse et fière de renforcer ce partenariat et d’accueillir en 2010 l’intégralité de la compétition officielle dans ses deux salles.
La Cité, au cœur du pôle image d’Angoulême, tenait à manifester particulièrement et concrètement son attachement à l’expression graphique dans le cinéma, sans doute la forme la plus ancienne du septième art.
C’est pourquoi elle a tenu à s’associer étroitement à la sélection des courts métrages francophones d’animation qui étaient présentés avant chaque long métrage de la compétition officielle. Cette sélection de dix films courts était, pour la première fois cette année, compétitive. Aussi, la Cité a proposé de donner un nom à ce nouveau Valois créé pour l’occasion : le Valois René Laloux.

René Laloux a fait ses débuts à la clinique de Cour-Cheverny, aux temps héroïques de l’antipsychiatrie, en animant des ateliers de réalisation de petits dessins animés avec les malades de Jean Oury et Félix Guattary. Après avoir poursuivi dans cette voie en réalisant deux courts métrages animés avec Roland Topor, René Laloux fut surtout, par la suite, l’un des pionniers du long métrage d’animation en France. La Planète sauvage remporte en 1973 le Prix spécial du Jury à Cannes. Suivront Les Maîtres du temps et Gandahar, dessinés respectivement par Moebius et Caza, deux immenses auteurs de la bande dessinée fantastique et de science fiction. Ensuite, René Laloux endossa un autre rôle d’éclaireur, en prenant la direction (entre 1996 et 1999) du laboratoire d’imagerie numérique créé à Angoulême, au CNBDI de l’époque, et qui ouvrit la voie aux prestigieuses écoles de l’image qui forment aujourd’hui dans la cité des Valois les grands professionnels de l’image animée. Il avait en quelque sorte bouclé la boucle, en consacrant ses dernières années d’activité à la transmission… Il a pris sa retraite à Angoulême, se consacrant à l’écriture et la peinture, et nous a quittés en 2004. C’était un ami.
La Cité a donné son nom à l’une de ses salles de cinéma, qui accueille les films en compétition au FFA. Donner son nom au Valois décerné au meilleur film d’animation était donc une évidence. La Cité remercie Dominique Besnehard, Marie-France Brière et Patrick Mardikian, les organisateurs du Film francophone d’Angoulême, de l’avoir fait.

Ce premier Valois René Laloux est décerné à Madagascar, carnet de voyage (notre photo). Nous avons la conviction profonde que René Laloux aurait beaucoup aimé ce film, le premier de son réalisateur Bastien Dubois, qui a su avec une grande poésie, en onze minutes, nous faire découvrir un pays, Madagascar, ses traditions et ses habitants, à travers des moments éphémères, les petits et grands bonheurs de multiples rencontres, notamment à l’occasion des festivités du Famadihana, le culte du retournement des morts. Ses aquarelles remarquablement animées, ses styles graphiques changeants à la manière des carnets de voyage dont les pages se tournent devant nos yeux, ont su convaincre un jury qui avait la liurde tâche de ne pouvoir attribuer qu’un seul prix pour dix courts métrages, sélection plus sévère que pour les longs métrages…

Après Angoulême, Madagascar, carnet de voyage partira pour Namur, autre festival du film francophone, où on lui souhaite de poursuivre avec le même bonheur le chemin qu’il parcourt depuis quelques mois de festival en festival. Nous promettons un bel avenir à Bastien Dubois, et saluons aussi la société de production, Sacrebleu, qui a réussi l’exploit d’avoir deux films en compétition à Angoulême cette année, l’autre étant le très remarqué Chienne d’histoire, qui remporta cette même année la Palme d’or du court métrage à Cannes…

La Cité vous donne rendez-vous pour la 4ème édition du Film francophone d’Angoulême, avec dix nouveaux courts métrages d’animation d’exception. La Cité sera heureuse d’accueillir de nouveau le festival dans ses murs, et de faire se côtoyer encore et encore septième et neuvième art.
Longue vie au festival.

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