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disparition :

kiraz

(1923-2020)

Edmond Kirazian, mieux connu sous son nom de plume, Kiraz, « s’est éteint sereinement au petit matin de ce mardi 11 août 2020, dans son appartement parisien du VIe arrondissement de Paris qu’il aimait tant », précise sa famille dans un communiqué. Il était âgé de 96 ans.

Edmond Kirazian naît le 25 août 1923 au Caire de parents d’origine arménienne francophiles. Sans la moindre formation artistique il entame à 17 ans, une carrière de dessinateur politique dans des journaux égyptiens, sous le nom de « Kiraz » et très vite se forge une solide réputation dans le domaine.

A 22 ans il découvre Paris et tombe sous le charme des parisiennes. Deux ans plus tard il quitte l’Egypte pour s’installer dans la capitale française où il collabore avec des journaux de premier plan comme La Bataille, L’Intransigeant ou Ici-Paris.

Progressivement il délaisse le dessin politique pour croquer la société contemporaine. Son trait élégant qui met en valeur des formes longilignes et diaphanes, des carnations délicates, attire l’attention de Marcel Dassault qui sollicite le dessinateur en 1959, pour qu’il signe deux pages de dessins humoristiques chaque semaine dans le magazine dont il est le directeur, Jours de France. C’est Dassault qui lui suggère le titre de la chronique "Les Parisiennes".
La collaboration avec Jours de France durera 25 ans, jusqu’au décès de Marcel Dassault en 1986.

À partir des années 1970 et pendant 30 ans, Kiraz publie des dessins érotiques dans le magazine Playboy à la demande d’Hugues Hefner. D’autres titres nationaux et internationaux, des agences de publicité et de grandes marques du luxe lui commandent des dessins. En 2008, le musée Carnavalet consacre une exposition aux « Parisiennes de Kiraz ».

La disparition de cet artiste discret qui a accompagné la vie de Paris durant quelques décennies signe aussi la disparition de la représentation d’une société vouée à l’élégance et à la désinvolture.